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Histoire

Histoire

Le village fortifié d'Hochelaga, des Iroquoiens du Saint-Laurent, se trouvait sur l'île lors de la visite de Jacques Cartier en octobre 1535. Il l'avait baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin). Au XXe siècle, des archéologues découvrirent des artefacts permettant d'évaluer une présence humaine environ 3000 à 4000 ans avant notre ère. Toutefois, à l'époque de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, il n'y avait plus de trace du village d'Hochelaga; son emplacement demeure inconnu.

En 1615, Samuel de Champlain émet l'idée d'une nouvelle ville sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France.

Les Français ne s'y sont installés que le 17 mai 1642, quand un groupe de prêtres, religieuses et colons de la Société Notre-Dame de Montréal menés par Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé le village de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs, on note Jeanne Mance qui fonda bientôt l'Hôtel-Dieu de Montréal, le premier hôpital d'Amérique du Nord.

En 1680, on dénombre 493 personnes à Montréal ; 75 Parisiens, 68 Normands, 54 Aunisiens (La Rochelle), 35 Angevins, 34 Poitevins, 28 Manceaux, 23 Saintongeais, 17 Bretons, 16 Percherons, 13 Angoumois, 12 Champenois et 10 Picards.

En août 1701, 1300 Amérindiens du nord-est de l'Amérique se réunirent à Montréal (qui comptait alors 1200 habitants) pour établir une paix entre leurs différentes nations ainsi qu'avec les Français. La Grande paix de Montréal, comme fut nommé ce traité, permit la fin des hostilités handicapant le commerce des fourrures en Nouvelle-France. À cette même époque, la ville compte plus de 2000 âmes.

Le village a ainsi grandi et est devenu un centre important de la traite des fourrures. Ce fut le point de départ de l'exploration française de l'intérieur par des explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La Vérendrye et Duluth.

Des remparts de bois sont construits dès 1725, puis la ville est fortifiée vers 1740 et reste française jusqu'en 1760, lorsque le Duc de Lévis se rend à l'armée britannique commandée par Lord Jeffrey Amherst.

Régime colonial britannique et industrialisation

En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemble beaucoup aux villes de province française. Le fond de population et l'immense majorité est partout française. Mais le peuple francophone reste un peuple conquis. Les classes riches sont pour la plupart anglaises. Bien que le français soit la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu'aux enseignes des marchands français sont en anglais.

La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine au sud de l'île. L'industrie artisanale a peu à peu cédé la place à une industrialisation plus poussée. La seconde moitié du XIXe siècle a amené le rapide développement du chemin de fer et la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de la ville le nœud ferroviaire du Canada.

Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d'un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais.

Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donne l'élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. Une idée répandue chez les fédéralistes québécois veut que l'arrivée au pouvoir des indépendantistes à Montréal dans la deuxième moitié du XXe siècle ait déchu la ville du titre de métropole économique du Canada au profit de Toronto (Paul-André Linteau, Montréal, Boréal, 1992, science politique), alors que la cause de ce transfert aux dires des indépendantistes québécois est le développement de la voie maritime du St-Laurent, qui donnera lieu à un véritable boom économique dans l'Ontario des Grands Lacs, ainsi que certaines politiques économiques fédérales favorables à l'essor de Toronto.



Événements historiques* En 1643 est érigée la première croix sur le mont Royal par Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de la ville, pour accomplir un vœu qu'il avait fait à la Sainte Vierge après avoir prié pour l'arrêt d'une inondation dévastatrice.
* C'est aux alentours de 1740 que sont construites les fortifications de Montréal , remplaçant les anciens remparts de bois. De 1804 à 1812 elles sont démolies, suite aux pressions populaires. De nos jours ne subsistent qu'une mince portion des remparts, notamment au parc du Champ-de-Mars et au Musée Pointe-à-Callière.
* C'est en 1925 que débute la construction du pont Jacques-Cartier qui est inauguré le 14 mai 1930. Une légende urbaine veut que les quatre embouts de la travée principale, dont l'apparence leur a mérité le surnom de « tours Eiffel », aient été offerts par la France. Cependant, ils étaient prévus au plan original.
* Le 14 octobre 1966 marque l'inauguration du métro de Montréal .
* En 1967 a lieu l'Exposition universelle de Montréal, Terre des Hommes.
* Le discours de Charles de Gaulle depuis le balcon de l'Hôtel de Ville en 1967. Voir l'affaire du « Québec libre ».
* En 1976, Montréal accueille les XXIe Jeux Olympiques d'été.
* En 1980, Montréal accueille les Floralies Internationales sur les sites des îles Notre-Dame et Sainte-Hélène (désormais le Parc Jean-Drapeau).
* En 1993, Montréal remporte sa dernière coupe Stanley avec Le Canadien.
* En 2004, les Expos jouent leur dernier match au Stade Olympique, avant de déménager à Washington.
* En 2005, Montréal reçoit les Championnats du monde des sports aquatiques de la FINA.
* En 2006, Montréal reçoit les Premiers Jeux gays Outgames.

Ville internationale contemporaineÉvolution de la population de Montréal
Année Habitants
1801 9000
1811 13 300
1821 18 767
1831 27 297
1841 40 356
1851 57 715
1861 90 323
1871 107 225
1881 140 747
1891 216 650
1901 267 730

Année Habitants
1911 467 986
1921 618 506
1931 818 577
1941 903 007
1951 1 036 542
1961 1 257 537
1971 1 214 532
1981 1 018 609
1991 1 017 666
2001 1 812 723
2006 1 580 494
Source : Ville de Montréal

Le déplacement graduel des populations vers l'ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.

Le statut international de la ville a été assuré par l'Exposition universelle de 1967, tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux Olympiques d'été de 1976.

En date du 1er janvier 2002, l'ensemble des municipalités situées sur l'île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, ainsi que sur plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu'à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal .

Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l'ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d'entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l'île.

Après l'élection d'un gouvernement Libéral à Québec, un référendum sur les défusions municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d'avoir la tenue d'un référendum sur la défusion suite à la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu'avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités défusionnées se retrouvent au sein d'un conseil d'agglomération qui gère les compétences d'agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes défusionnées gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).


Liste des 10 plus grandes villes du Québec Drapeau du Québec
Montréal – Québec (capitale) – Laval – Gatineau – Longueuil
Sherbrooke – Saguenay – Lévis – Trois-Rivières – Terrebonne

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